Editions de musées, reproductions d’œuvres d’art commerciales, objets commerciaux artistiques, la liste est longue de tout les objets de l'art qu’on peut commander sur internet, accessibles à tous.
Les objets sont photographiés selon des “micro-fictions humoristiques” qui les mettent en scène dans des décors épurés, colorés et graphiques, facilement appropriables, comme si la vie reprenait le dessus, illustrant cet aphorisme de Robert Filliou :  “L’art est ce qui rend la vie plus intéressant que l’art.”
Cette démarche remet en perspective l'idée que selon Kant, l'art est un jeu désintéressé qui se justifie par sa seule beauté, que l'art ne sert à rien
(à rien d'autre que lui-même), qu'il est un luxe totalement inutile, mais dont l'homme ne saurait se passer pour continuer à devenir ce qu'il est.

“Seconde main”, appréhende le système de flux qui lie l'art à la vie, de la main de l'artiste à la main du “regardeur-amateur-consommateur” qui se saisit de ces objets, symboles de l'artialisation de la société si intelligemment décrite dans le livre de Gilles Lipovetsky et  Jean Serroy, “L’esthétisation du Monde”, vivre à l’âge du capitalisme artiste.

Il s'agit de recréer du matériel artistique à partir de ces objets repassés dans le champ quotidien, comme une boucle sans fin, un recyclage à l'infini des idées et des projections mentales fantaisistes.

Back to Top