Corpus de process d'impressions
Sérigraphies
édition de 16 sérigraphies, papier recyclé Conquéror, tirage limité à 32 exemplaires + 4 épreuves d’artistes, Atelier Arcay, Mars 2021.
AFFICHES
16 affiches imprimée sur papier journal recyclé 60g. , quadri numérique, 664 x 475 mm, édition illimitée.
LIVRE
Livre édité en 100 exemplaires, numérotés.
24 pages, quadri, format 15x21 cm plié, sur papier mat recyclé, en Mars 2020.
Rosso, Blanco, Bordeaux, Cobalt, Green, Magenta, Parme, Orange, Pink, Azul, Amarillo, Schwarz, Orange, White, Vert, Magenta, 16 plans de villes qui portent des noms de couleur.
“Représenter un espace géographique, c’est avant tout simplifier l’information qui le caractérise pour faciliter sa compréhension. Ce processus de simplification est appelé abstraction. Il consiste à transformer une représentation réaliste en une autre plus abstraite en conservant uniquement l’information la plus significative. En réduisant ainsi la quantité d’informations, l’ abstraction rend l’information plus assimilable et compréhensible pour les utilisateurs.”
Nous ne sommes pas très loin de l’ “Espace/Atlas à l’usage des artistes et des militaires” de Marcel Broodthaers qui reproduit les cartes de trente-deux pays, proposant ainsi un tour du monde déroutant en quelques coups d’œil. Ses images des cartes, semblables à des tâches d’encre, présentent un catalogue mystérieux ou évoquent un « alphabet crypté dans une spatialisation chère à l’artiste et poète qu’était Broodthaers, grand admirateur de Mallarmé et de Magritte.  Ici par-contre, la couleur explose, et les cartes prennent des formes géométriques plus maîtrisées.
Comme le rappelle Alfred Korzybski, « La carte n’est pas le territoire » mais une des représentations abstraites possibles du territoire. L’abstraction est poussée à l’extrême en aplat coloré de la couleur du nom de la ville, les cartes sont à des tailles identiques mais donc à des échelles différentes, remettant en perspective les valeurs de puissance et de territorialités.
Empruntant le vocabulaire de l’Abstraction géométrique, formes géométriques et couleurs disposées en aplats dans un espace bidimensionnel, ces formes graphiques ne sont ni vraiment des cartes, ni vraiment des formes abstraites, mais des sortes de tautologie conceptuelles. Si les noms définissent la couleur de leur forme, c'est dans une auto-définition impossible, avec tous les écarts dus aux procédés d'impression, la subjectivité des associations mot/couleur et les différences de perception d'une personne à une autre. Une façon d’interroger le paradoxe des mots avec leurs images et d’expérimenter les caractéristiques de la reproductibilité.
Back to Top